La Fédération nationale FO des métiers de la Pharmacie, LBM, Cuirs et Habillement a tenu son Comité Fédéral à Paris le 7 avril 2019.

 

Depuis notre Congrès d’Arcachon en 2016, la situation dans le pays a continué à se dégrader, démocratiquement, économiquement et socialement et le prétexte plus récent de la crise dite « Gilets jaunes » a contribué à un large débordement par la violence. Celle-ci reste en majorité à mettre au crédit d’un gouvernement qui n’a jamais su ni voulu entendre le désarroi de ceux qui continuent à subir la précarité, les inégalités en conduisant une politique qui contribue à rendre les pauvres plus pauvres et les riches plus riches.

 

Le Comité Fédéral :

 

Constate : que le jusqu’auboutisme du pouvoir politique est un danger pour le pays.

 

Condamne : toutes les violences d’où qu’elles viennent et l’adoption de la loi « anti casseurs », véritable instrument contre le droit de grève et le droit de manifester.

 

Condamne : le manque de discernement du gouvernement qui persiste à mettre en œuvre sa politique d’austérité, au risque d’accentuer la destruction de nos services publics, synonyme de conséquences irrémédiables pour les citoyens.

 

Condamne : la remise en cause de notre système de protection sociale faisant une réalité d’une médecine à multi vitesse, ouvrant encore plus grandes les portes aux assureurs privés, contribuant de la sorte à la fin d’une certaine solidarité en tuant la mutualisation et en détricotant le paritarisme.

 

Condamne : les destructions d’emplois orchestrées par les entreprises qui dégagent des résultats nets hors du commun, sous l’œil approbateur des ministères de tutelle.

 

Condamne : ces mêmes entreprises qui ne respectent pas les conditions de vie et de travail en multipliant les emplois précaires, notamment par des contrats courts, synonymes bien souvent d’inégalités salariales et de souffrance au travail.

 

Exige : la fin de la dégradation des conditions de travail des salariés par les entreprises et la fin du recours aux contrats précaires.

 

Exige : une véritable politique sociale, un vrai dialogue social, de réelles négociations salariales, un vrai partage des richesses.

 

Revendique : Un rattrapage et une vraie augmentation : des salaires, des minima sociaux, des retraites et des pensions pour un vrai gain de pouvoir d’achat.

 

Rappelle : sa revendication de l’augmentation d’un niveau de qualification par le biais de la formation professionnelle continue

 

Revendique : la non remise en cause des bornes d’âge, le maintien des régimes et de notre système de retraite par répartition  

 

Approuve : la démarche confédérale qui vise à défendre la liberté et l’indépendance syndicale.

 

Incite : tous les syndicats de la Fédération à œuvrer pour se renforcer en s’implantant partout où il leur est possible et augmenter significativement leur nombre d’adhérents, seul moyen de nous assurer une indépendance financière, condition incontournable pour notre syndicalisme libre et indépendant.

 

Réaffirme : son soutien aux camarades des Outre-mer dans leur demande d’harmonisation de la politique salariale et conventionnelle avec la métropole.

 

Réitère : sa demande d’extension rapide et d’application immédiate des accords signés dans les branches (si extension avec rétroactivité).

 

Adopté à l’unanimité des membres présents